Le Scees, le Service centrale des enquêtes et études statistiques du ministère de l’Agriculture, et l’OniGC, le nouvel office des grandes cultures, viennent de publier leurs premières prévisions de récolte pour 2006. On s’oriente plutôt vers une bonne production de céréales à paille, si aucun aléas climatique ne vient la perturber. Les productions d’orge et de blé tendre d’hiver, ainsi que de blé dur, gagneraient chacune 6 à 7 % cette année. Celle de colza serait stable malgré la hausse des surfaces.
Selon les premières estimations de l’OniGC, l’office des grandes cultures, la récolte française de blé tendreest attendue à 36,9 millions de tonnes, en hausse de 6 % par rapport à 2005. Le rendement moyen dépasserait 75 q/ha, contre moins de 72 q/ha l’an passé. Les potentiels de rendement sont intéressants dans la plupart des régions sauf en Langedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées du fait d’un déficit hydrique marqué. Le Bassin parisien pâtit aussi d’un temps trop sec depuis début mai. Les surfaces en blé tendre sont évaluées par le Scees à 4,87 millions d’ha, en très légère hausse par rapport à 2005 et dépasseraient de 3 % la moyenne quinquennale.
La production de blé dur pourrait dépasser 2,2 millions de tonnes selon l’OniGC, contre 2,02 millions de tonnes en 2005, sous l’effet d’une légère hausse des surfaces et des rendements. Le Scees estime que les surfaces sont en hausse de 7 % par rapport à 2005 et de 23 % par rapport à la moyenne 2001-2005. Cette culture se développe en dehors des zones traditionnelles (Nantes, Poitiers, Orléans). Les régions traditionnelle de production, c’est-à-dire Midi-Pyrénées, Languedoc et Paca, sont pénalisées par un déficit hydrique et des rendements plus faibles. Elles risquent de ne produire qu’à peine plus de la moitié de la récolte en 2006, contre 60 % en 2005.
Quant aux orges d’hiver et de printemps, la récolte ne devrait progresser que très légèrement à 10,6 millions de tonnes, contre 10,4 Mt en 2005, selon l’office des grandes cultures. La hausse de production est imputable à l’orge d’hiver. La première estimation au 14 juin du Scees met en évidence un gain de production de 6 % pour atteindre 7,56 millions de tonnes soit 2 % de plus que la moyenne quinquennale 2001-2005. Le rendement d’orge d’hiver serait stable à près de 68 q/ha. Il dépasserait de 4 % le rendement moyen des cinq dernières années. Les surfaces d’orge d’hiver sont en hausse de 3 % alors que celles d’orge de printemps reculent de 11 %. Avec 326 000 ha, la sole de triticale, en progression régulière depuis 2002, serait en légère baisse en 2006. La sole d’avoine perdrait de 2 %.
Selon le Scees, le colza d’hiverconnaît une hausse marquée de la sole (+7 %) mais la production serait stable à 4,5 millions de tonnes. Les premières estimations du rendement du colza s’établirait à 34 q/ha, soit 2 q/ha de moins que l’an passé (- 6 %). Le rendement perdrait 5 q/ha en Poitou-Charentes, 3 q/ha dans le Centre et 2 q/ha en Champagne-Ardenne. A 651 000 ha, les surfaces de tournesol, quant à elles, sont légèrement en hausse (+ 1 %).
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Une baisse marquée en surface de maïs
Estimées à 1,54 million d’ha, les surfaces en maïs grain accuseraient une baisse marquée pour la deuxième année consécutive. Elles perdraient 7 % par rapport à 2005, après le repli de 9 % enregistré l’an dernier. Elles seraient ainsi inférieures de 13 % aux valeurs quinquennales. La baisse concernerait l’ensemble des principales régions productrices avec la plus forte baisse en Bretagne avec- 16 % suivie de Poitou-Charentes à -12 % et de Midi-Pyrénées à — 9%. La baisse est très modérée en maïs fourrage, en repli de 1 % par rapport aux surfaces récoltées pour l’ensilage en 2005.
Les surfaces de sorghoavec 54 000 ha gagneraient 6 % par rapport à 2005 mais seraient encore 10 % en dessous de la moyenne quinquennale.
La sole de pois protéagineux, estimée à 289 000 hectares, perdrait encore 6 % par rapport à 2005. Elle se situerait à 20 % au-dessous de la moyenne quiquennale. Les surfaces diminueraient de 19 % en Champagne-Ardenne.
Avec 371 000 ha, la sole de betteravesreculerait de 2 %. La baisse atteindrait 5 % dans le Nord-Pas-de-Calais et 4 % en Picardie. A l’opposé, les surfaces seraient en hausse en Champagne-Ardenne (+ 8 %). La sole de pommes de terre de féculerie augmenterait de 2 % alors que celle de conserve reculerait d’autant.