A l’occasion de la récolte d’une des ruches « sentinelles de l’environnement » situées en plein Paris, l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) a fait le point sur la récolte nationale 2006 et les grands dossiers de la filière.
« Si toutes les ruches produisaient la même quantité que celle-ci, la France serait exportatrice de miel», a commenté Henri Clément, président de l’Unaf, en montrant les hausses pleines de la ruche. Les ruches « sentinelles de l’environnement », placées au cœur de plusieurs grandes villes de France (Paris, Montpellier, Lille, Nantes, Perpignan) montrent que, paradoxalement, « les abeilles sont mieux en ville qu’à la campagne », a poursuivi Henri Clément, ajoutant : « C’est inquiétant pour les insectes pollinisateurs sauvages ». Il a signalé que des apiculteurs d’autres pays (Espagne, Italie, Hollande…) observent les mêmes phénomènes que les apiculteurs français.
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Impact des conditions météo
A cette occasion, l’Unaf a présenté un point sur la récolte 2006 réalisé dans différentes régions. La récolte a été assez semblable à celle de 2005 en volume mais elle a été irrégulière en raison des conditions météo. La production a été mauvaise dans le Sud-Est et en Languedoc-Roussillon en raison de la sécheresse. En Bretagne, la sécheresse a fait baisser la miellée. A Ouessant, malgré l’absence de varroa et d’insecticide systémique, la récolte est passée de 50 à 20 kg par ruche. En Lozère, la récolte est normale. En Limousin, la récolte a été bonne dans les zones de montagne… Afin de mesurer plus précisément l’impact des conditions météo région par région et de rechercher les autres causes éventuelles des mauvaises récoltes, l’Unaf a commencé un travail avec Météo France. « Cependant, il y a une amélioration évidente de l’état du cheptel », a précisé Henri Clément.