Réunis en assemblée générale, le 5 avril, les membres de la FNGDS ont évoqué la fièvre catarrhale ovine, qui continue de faire peser des contraintes sur le quart nord-est de la France. La fédération a décidé de débloquer 1,4 million d’euros pour aider les éleveurs.
Si le spectre de la fièvre catarrhale ovine se tient à distance des élevages français, une réglementation sévère pèse toujours sur les fermes et les commerçants. Le sujet a retenu l’attention lors des participants à l’assemblée générale de la Fédération nationale des groupements de défense sanitaire (FNGDS), qui s’est déroulée le 5 avril à Paris. Les 17 départements concernés par les restrictions ont rappelé leurs difficultés. « Bien plus que la maladie elle-même, ce sont les restrictions réglementaires qui ont provoqué d’importantes pertes, a souligné Jean-Jacques Rosaye, président de la Commission de politique sanitaire publique de la FNGDS. Fin 2006, elles se chiffraient à 3 millions d’euros dans les Ardennes, département qui enregistrait un déficit de trésorerie de plus de 13 millions d’euros ». Invité par la fédération, Pascal Ferrey, vice-président de la FNSEA, a insisté sur la faiblesse des indemnités versées aux éleveurs. « La situation n’est pas tenable avec la réforme de la Pac, a-t-il affirmé. Des aides plafonnées à 3 000 euros par éleveur sur trois ans, ça ne passe pas ».
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Une participation au financement des cotisations
La FNGDS a annoncé le déblocage d’un budget de 1,4 million d’euros, destiné à aider financièrement les éleveurs touchés. « Cette somme est issue des intérêts rapportés par le fonds fièvre aphteuse collecté de 1989 à 1991, a précisé Marc-Henri Cassagne, directeur de la structure, en marge de l’assemblée générale. Elle va permettre de prendre en charge une partie des cotisations GDS des éleveurs de la zone ». La FNGDS s’est par ailleurs félicité du travail de lobbying et de dialogue mené avec les GDS auprès des pouvoirs publics. Celui-ci n’est pas terminé : pour Marc-Henri Cassagne, « s’il faut éviter le laxisme, il faut également éviter la surprotection ».