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Une rentrée marquée par « l’incertitude et l’anxiété » pour les industries alimentaires

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« Il y a un an nous n’aurions jamais imaginé une inflation d’une telle ampleur », a déclaré le président de l’Ania, Jean-Philippe André, lors de la conférence de presse de rentrée de l’organisation, le 28 septembre. Cette rentrée fait rimer « IA » (industries alimentaires) avec « incertitude et anxiété » mais aussi « initiatives et actions », formule-t-il. L’année 2022 a été marquée par une succession de crises (guerre en Ukraine, prix de l’énergie, chute de l’euro…) et 2023 s’annonce très incertaine. Les industriels espéraient que cette année soit celle de « la création de valeur », mais « le miracle n’a pas eu lieu », constate Jean-Philippe André. Le taux de marge des IA a chuté de 14 % entre 2019 et le premier semestre 2022. La forte inflation des coûts industriels a fragilisé les entreprises qui peinent encore à répercuter ces hausses dans leurs tarifs. À date, la moitié des entreprises n’ont pas terminé leurs renégociations avec l’ensemble de leurs clients et les revalorisations de tarifs obtenues ne sont pas à la hauteur des besoins, rappelle Jean-Philippe André. L’Ania alerte sur le risque que les entreprises ne reportent leurs investissements, notamment ceux liés à la transition écologique. Une mesure envisagée par près de 20 % des entreprises du réseau.

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L’énergie est le poste de dépense qui a le plus augmenté cette année (+57 %), devant les matières premières agricoles (+ 29 %) et les emballages (+26 %). La part de l’énergie dans le chiffre d’affaires des entreprises est passée de 3 % en 2020-2021 à 5 %. Cela monte à près de 7 % pour les TPE-PME. Et ce poste de dépense devrait continuer de flamber : les tarifs des contrats d’énergie proposés aux entreprises pour l’année 2023 sont « 20 fois plus élevés pour le gaz et 10 fois plus pour l’électricité ».

« Le miracle n’a pas eu lieu »