« L’été agricole a été bousculé et chaud », a résumé Bernard Layre, le nouveau président des JA, élu fin juin. La crise des fruits et légumes, la crise laitière, les négociations à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) ont bousculé l’actualité agricole. La nouvelle équipe des Jeunes agriculteurs est bien décidée à être sur tous les fronts.
« On aurait aimé des pouvoirs publics plus courageux», regrette le président du syndicat jeune, Bernard Layre, dans sa conférence de presse de rentrée. Les filières agricoles n’ont pas été épargnées tout l’été dans un contexte de négociations à l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Les producteurs des fruits et légumes ont sans cesse le « revolver sur la tempe », condamne le président des JA. « Il faut utiliser les outils que nous avons », plaide Bernard Layre. Pour lui, la volonté du ministre de l’Économie, Nicolas Sarkozy, de mettre en place des prix minimums a été un peu « légère ». Le ministre, selon les JA, n’a pas appliqué l’intégralité de l’accord du 17 juin. Le système de cliquet qui devait être appliquéc en cas de crise, selon l’accord, n’a pas été exploité par Bercy, explique le syndicat.
« Rabais et ristournes » toujours d’actualité
Les JA plaident pour la mise en place de coefficients multiplicateurs (entre le prix payé aux producteurs et les prix dans la distribution) couplés aux prix minimums. « Les rabais, ristournes sont toujours d’actualité », explique Bernard Layre, qui regrette que la répression des fraudes n’ait pas joué son rôle de gendarme. D’autant qu’une revendication récurrente des JA est la publication des condamnations de la grande distribution pour pratique commerciale abusive.
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Sur le dossier laitier, les JA souhaitent continuer à mettre la pression pour aboutir à un accord interprofessionnel sur la fixation du prix du lait. Enfin, sur le dossier international, l’accord obtenu fin juillet à l’OMC suscite des « regrets » du côté du syndicat. « La fin des restitutions (aides à l’export) ne garantit pas, en contrepartie, une forte protection du marché de l’Europe à 25 ». « C’est toujours un danger de s’ouvrir sans garde-fou», résume le président. « Attention à la richesse et à la diversité des agricultures », conclut-il.