Une section nationale, celle des tomates et concombres de France, a ouvert le feu : elle a décidé de se transformer en association d’organisations de producteurs (OP). Cette transformation est prévue par la nouvelle OCM « fruits et légumes ».
Les sections nationales par produits n’ont pas d’existence juridique définie. Elles sont adossées aux comités de bassins, qui sont des entités régionales, et appelés à disparaître, tout comme les sections. Les sections nationales par produits devront devenir des associations d’OP, notamment pour pouvoir mettre en œuvre le dispositif de gestion des crises.
Les responsables professionnels « souhaitent s’inscrire de manière volontaire et dynamique dans le nouveau dispositif de gouvernance de la filière proposé par les pouvoirs publics », a commenté Pierre Diot, président de la section nationale « tomates-concombres ». Les améliorations prévues et attendues sont principalement la possibilité de se concerter entre OP sur le volet « gestion de crises ». Ces améliorations « sont le moteur de cette décision de principe », a-t-il ajouté.
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La section « tomates-concombres » est la première « dans les starting-blocks » parce que c’est une des plus organisées. Celle de la pomme envisage de devenir une AOP également.
Reste un point à éclaircir, selon Pierre Diot : bien vérifier que les premiers metteurs en marché auront le droit de se concerter (parler de prix et de volumes) sans tomber sous le coup de l’interdiction des ententes. Les producteurs veulent des assurances de la DGCCRF (Direction de la concurrence et de la répression des fraudes). Des « documents de guidage » (charte nationale et stratégie nationale) sont actuellement en cours d’écriture, selon la section. Le droit de concertation inter-entreprises est un préalable « perçu comme proritaire par la filière “serriste” pour avancer », souligne-t-elle.