La sénatrice Françoise Laborde (RDSE, Haute-Garonne) a déposé une proposition de résolution sur « la résilience alimentaire des territoires et la sécurité nationale », annonce-t-elle dans un communiqué le 2 juillet. Elle souhaite que « la production et l’approvisionnement alimentaires (soient) analysés en termes de risques stratégiques ». Même les zones rurales sont aujourd’hui « alimentairement malades » car « perfusées par le ballet des camions de la grande distribution », d’après l’exposé des motifs. Une situation qui expose la France à « une importante vulnérabilité » en cas d’évènements de force majeure (cyberattaques, dérèglement climatique, terrorisme…), affirme la sénatrice. « Garantir les conditions d’un niveau minimum de sécurité et d’approvisionnement alimentaire est un devoir pour les autorités publiques qui doivent être en mesure d’assurer une chaîne résiliente, allant du foncier agricole nourricier au consommateur », peut-on lire.
Son texte « appelle le gouvernement à mesurer l’importance d’une stratégie de territorialisation des productions alimentaires, d’une cartographie des flux de production alimentaire et d’une préparation des populations ». Il l’encourage « à présenter au Parlement une loi de sauvegarde du foncier agricole », et « à engager une révision de la loi de programmation militaire pour réfléchir à l’intégration de la production et du foncier agricole nourricier comme "secteur d’activité d’importance vitale" ». Le sénateur Joël Labbé (RDSE, Morbihan) y voit « un texte important pour la nécessaire relocalisation de l’alimentation », déclare-t-il sur son compte Twitter. La proposition de résolution, sans valeur contraignante, devrait être discutée dans l’hémicycle du Sénat lors de la prochaine session parlementaire.
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« Une importante vulnérabilité » de la Nation en cas de force majeure