Après avoir conquis les wagons-bars de la SNCF, la start-up française Omie vient de convaincre une deuxième enseigne nationale, Naturalia, de commercialiser ses aliments (sauces, plats cuisineé, céréales pour le petit-déjeuner…) associant les allégations agriculture biologique et « régénérative ». Concrètement, pour intégrer la filière, les agriculteurs doivent être labellisés bio et obtenir un score de 40 sur 100 à l’indice de régénération développé par l’association PADV, spécialiste français de cette démarche, pour laquelle il n’existe pas de cahier des charges public (voir notre enquête). « L’agriculture régénératrice est la convergence de la bio et de l’agriculture de conservation, c’est une trajectoire », explique sa directrice générale Joséphine Bournonville. Le labour n’est pas interdit, mais une trajectoire de réduction est demandée. « Certains agriculteurs sont plus ou moins avancés sur le sujet, c’est pour cela que nous investissons 20 % de notre chiffre d’affaires dans la formation. » Il ne s’agit donc pas d’agriculture biologique de conservation (ABC), une pratique encore marginale, fédérée notamment par Les décompacté.es de l’ABC (voir notre enquête). La start-up Omie a réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2023, en sous-traitant la transformation de ses produits.
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