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Croissance durable Une stratégie européenne pour développer la bioéconomie

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Une meilleure organisation de la « bioéconomie » (secteurs de l’agriculture, de la pêche et l’aquaculture, de la chimie du végétal et de la chaîne alimentaire) pourrait permettre la création de 400 000 emplois et un gain de PIB de plus de 0,4%, estime la Commission européenne qui s’apprête à adopter une stratégie dans le domaine.

La communication de la Commission européenne « Innover pour la croissance durable : une bioéconomie en Europe » est en cours de finalisation. Cette nouvelle stratégie sera adoptée d’ici le mois de février et pourrait être présentée lors du prochain Conseil des ministres de l’environnement. L’objectif de cette communication est de souligner l’importance d’une bioéconomie pour l’Europe et de lancer un processus politique qui va ouvrir la voie à sa réalisation. « La bioéconomie a besoin d’un cadre plus intégré pour déployer tout son potentiel », estime en effet Bruxelles. La Commission assure qu’« une approche stratégique de la bioéconomie soutenue par des recherches importantes et les efforts d’innovation pourrait livrer plus de 400 000 emplois et un gain de PIB de plus de 0,4%, tout en contribuant de manière significative aux objectifs de la stratégie Europe 2020 et la Feuille de route pour passer à un faible économie sobre en carbone en 2050 ».
Cette stratégie se concentre sur trois grands axes : la création d’un cadre politique cohérent pour la bioéconomie, la promotion des investissements dans la recherche et l’innovation et la préparation des actions de soutien pour la mise en œuvre des politiques et le développement des marchés. Quatre grands secteurs sont visés par cette stratégie : l’agriculture et la forêt, l’aquaculture et la pêche, la chimie du végétal et la chaine alimentaire.

Evaluer la valeur ajoutée des différents débouchés de la biomasse
Dans le domaine agricole et forestier, la Commission propose notamment de diversifier les systèmes agricoles, d’améliorer la transparence de l’impact environnemental des pratiques, développer les marchés locaux, et aider les agriculteurs et les forestiers à acquérir des compétences à la fois en économie et en environnement. Un des objectifs étant de créer des opportunités pour la mise en place de nouvelles activités et donc de nouveaux emplois dans les zones rurales. Pour ce qui est de la chimie des végétaux, la Commission devrait proposer de mener des études pour évaluer la valeur ajoutée des différents débouchés de la biomasse agricole et forestière, d’encourager les partenariats public-privé dans le secteur, de soutenir la recherche pour attirer des chercheurs de classe mondiale ou encore de faciliter la mise au point de standards pour les produits bio-sourcés. Enfin en ce qui concerne la chaîne alimentaire, les principaux objectifs sont d’apporter une alimentation saine et durable aux consommateurs et de réduire de 50% le gâchis de nourriture d’ici 2020.

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