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Sécurité alimentaire Une urgence pas assez comprise pour Réseau Environnement Santé

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Le RES salue la nouvelle étape franchie le 9 octobre pour la réduction de l’exposition humaine au bisphénol A. Pour le mouvement qui réunit plusieurs associations de défense de la santé et de l’environnement, la « confirmation par les sénateurs de la loi votée par les députés, en octobre 2011, ouvre la porte à une remise en cause mondiale de plusieurs usages de cette substance dangereuse ». Toutefois André Cicolella, porte-parole du RES, nous déclare que « les industriels n’ont pas pris conscience de l’urgence sanitaire que plus de 700 études scientifiques ont mise à jour sur ces trois dernièes années». Dans un communiqué, le réseau déplore par ailleurs que « reculer l’échéance initiale d’un an et demi est stupide du point de vue de la santé publique d’autant qu’il existe suffisamment de retours d’expériences indiquant que l’industrie agroalimentaire est capable de relever rapidement le défi de la substitution ». Le porte-parole estime qu’en l’espace de ces dix dernières années, les industriels avaient largement le temps de faire des essais et proposer des résines de substitution. RES regrette donc « les délais injustifiables accordés aux industriels aux dépens de la santé publique». Le RES invite le gouvernement à accélérer la navette parlementaire avec l’Assemblée nationale et à préparer sans tarder les projets de décrets d’application pour que la loi puisse entrer en vigueur dans les meilleurs délais, en particulier vis-à-vis de l’échéance du 1er janvier 2013 pour les produits destinés aux 0-3 ans. « Le RES demande également au gouvernement d’accompagner l’étiquetage prévu par la loi d’une vaste campagne de sensibilisation à destination des femmes enceintes et en âge de procréer ».

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