Spécialiste du conditionnement de beurres, la PME nordiste a connu une très forte expansion depuis son rachat fin 2017 par deux anciens cadres dirigeants de Sodiaal et Candia avec l’appui capitalistique de Sénevé Capital et aujourd’hui d’Unigrains. Le conditionnement d’autres produits laitiers est envisagé.
Unigrains a annoncé le 1er juin son entrée au capital de Loyez Woessen, le spécialiste du conditionnement de beurres, sans donner le montant de son investissement. Le spécialiste de l’investissement en agroalimentaire rejoint ainsi Sénevé Capital, actionnaire majoritaire, Xavier Burette et Cédric Delannay, co-actionnaires et dirigeants opérationnels depuis le rachat en octobre 2017, de cette société basée à Phalempin (Nord). Si la nouvelle répartition au sein du capital de la holding (16 millions d’euros) n’est pas précisée, Sénevé Capital et Unigrains s’imposent comme les deux actionnaires de référence. L’arrivée d’Unigrains conforte la PME nordiste dans son métier d’origine : le conditionnement de beurres pour les MDD de nombreuses enseignes (plus de 50 % de son activité) et pour ses marques La Charrette et Le Villageois sur le marché français, ainsi que pour Maison Loyez Woessen, sa nouvelle signature destinée à l’export, l’international représentant 8 % de ses ventes totales principalement grâce aux MDD. Elle pourrait aussi lui permettre d’enrichir son offre avec le conditionnement d’autres produits laitiers.
5 millions d’euros d’investissement
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Depuis son rachat, Loyez Woessen a connu un fort développement, sa production étant passée de 8 000 tonnes de beurre fin 2017 à 20 500 tonnes fin 2020, avec des prévisions de croissance de 10 % cette année. « Nous avons investi 5 millions d’euros depuis 2018, notamment pour créer une troisième ligne de production de plaquettes et une deuxième ligne pour la production de pains moulés de 250 et 500 grs. Une troisième pour des formats de 125 à 500 grs entrera en fonction cet été. Et, en septembre, nous lancerons une nouvelle ligne pour les beurriers en carton de 125 à 250 grs », détaille Xavier Burette. Par ailleurs, la PME de cinquante salariés – un effectif stable car sa production a été fortement automatisée –, a choisi, l’été 2020, de réintégrer sa logistique (entrepôt de 3 800 m2). Et elle a encore les moyens de se développer avec un outil de production dimensionné pour une capacité 30 000 tonnes par an et des réserves foncières conséquentes (terrain de 3,2 ha au total). Loyez Woessen a réalisé un chiffre d’affaires de 96 millions d’euros en 2020, « ce qui ne traduit pas vraiment la forte expansion de notre activité, car le prix au kilo de notre matière première peut fluctuer considérablement, entre 2,60 € au plus bas et 7 € au plus haut ces trois dernières années », explique le directeur général. La PME se distingue notamment par la diversité des tarifs qu’elle propose. Ainsi, elle vend ses beurres soit à prix fixe dans la durée, soit à un tarif spot réévalué régulièrement ou encore à des prix indexés et bornés avec des valeurs plancher et plafond, ce qui lui permet de mieux juguler l’évolution des cours et de laisser le libre choix à ses clients.