Alors que la vaccination contre l’influenza aviaire débutera début octobre, « cinq pays ont décidé de ne plus accepter d’importer des volailles françaises », a annoncé Jean-Michel Schaeffer, le président d’Anvol (interprofession des volailles de chair), le 7 septembre en conférence de presse. Il s’agit de quatre pays asiatiques (Japon, Hong Kong, Taïwan, Thaïlande), ainsi que du Canada. Ces embargos concernent l’ensemble des produits de volailles. Dans un message envoyé à Agra Presse, le ministère de l’Agriculture précise que « des négociations sont en cours et les positions officielles des pays ne sont pas encore connues ». Interrogé par Agra Presse, le président du Cifog (interprofession du foie gras) Éric Dumas note que ces décisions étaient prévisibles, au vu des réactions habituelles de ces pays en cas de problèmes sanitaires. « Les discussions ne sont pas rompues », confirme cet éleveur landais.
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Cumulées, ces cinq destinations représentent « 20 % des exportations de foie gras en valeur ». Le Japon est également un important débouché pour les poulets de Bresse. « Notre crainte, c’est que d’autres pays les rejoignent dans les prochaines semaines », s’inquiète M. Schaeffer, qui salue la « mobilisation historique des services de l’État en matière de diplomatie sanitaire ». Au printemps, la filière européenne des volailles indiquait craindre jusqu’à « une quarantaine » d’embargos. Une estimation qui reste d’actualité. L’export représente un milliard d’euros (Md€) pour la volaille française (sur un chiffre d’affaires global d’environ 7 Md€). Très tournée vers l’exportation, la génétique avicole est concernée au premier chef.