Selon le Cifog (interprofession du foie gras), les premiers canards seront vaccinés « durant la première quinzaine d’octobre ». Son président Éric Dumas veut ouvrir des discussions avec les distributeurs, car les pouvoirs publics réduiront leur participation financière.
Interrogé par Agra Presse le 8 septembre, à l’issue de l’assemblée générale du Cifog (interprofession du foie gras), son président Éric Dumas a détaillé l’organisation pratique de la campagne de vaccination contre l’influenza aviaire, qui démarrera début octobre. « Cinquante millions de doses de vaccins sont arrivées sur la plateforme de transfert de Boehringer » (le laboratoire choisi au terme de l’appel d’offres), d’où ils partiront au fil des commandes. Celles-ci pourront être passées par les vétérinaires dès le 2 octobre (le 1er octobre étant un dimanche). En comptant l’acheminement des doses, les premiers canards seront vaccinés « durant la première quinzaine d’octobre », précise M. Dumas. Quelque 60 millions de palmipèdes doivent être vaccinés. Pour passer leurs commandes, les praticiens se baseront sur les plannings de mise en place fournis par les couvoirs, en fonction des commandes qu’ils reçoivent de la part des éleveurs (indépendants ou en organisations de producteurs). « Via la BD avicole, les vétérinaires auront les informations sur la taille des lots et leur emplacement, ils pourront alors déclencher la vaccination au dixième jour de vie des canards, puis le rappel 18 jours plus tard », explique le président du Cifog.
Au moins deux textes attendus
Concernant le financement, les pouvoirs publics prendront en charge directement une partie de l’application, le reste étant facturé aux éleveurs par les vétérinaires. Le ministère de l’Agriculture a annoncé qu’il financera 85 % du coût total de la vaccination (vaccin, application et surveillance), qui devrait avoisiner les 90 millions d’euros. Les professionnels apporteront, eux, les 15 % restants. Le coût de la vaccination « va monter en puissance les prochaines années », prévient Éric Dumas. Alors que la part financée par les pouvoirs publics se réduira, « il va falloir entrer en discussion », notamment avec la grande distribution.
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Côté réglementaire, au moins deux textes sont encore attendus. Le premier est un arrêté ministériel officialisant le lancement de la vaccination. Le second est une instruction technique qui explicitera la marche à suivre en cas de foyer dans un élevage vacciné. « Le règlement européen dit que, dans ce cas-là, il faudra doubler la fréquence de la surveillance active », selon M. Dumas, avec des prélèvements tous les 15 jours au lieu de tous les mois. « La DGAL va-t-elle encore renforcer cette surveillance ? », s’interroge le président de la filière foie gras, qui plaide pour « la prudence et une clause de revoyure ».