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Edito « Vachitude »

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Les candidats à l’élection présidentielle parlent peu d’agriculture. C’est Dominique Bussereau, le ministre de l’Agriculture et Jean-Michel Lemétayer le syndicaliste qui le disent. « Dominique Bussereau n’a qu’à faire parler son candidat (Nicolas Sarkozy : ndlr) », estimait, pragmatique, le leader de la FNSEA le 24 janvier. C’est finalement Ségolène Royale, l’autre candidate ,qui a répondu à ses désirs... le soir même.

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A son programme : « des Etats généraux de l’agriculture » dès 2007, après son élection. Ce n’est pas sans rappeler « les Assises de l’agriculture » de Dominique Bussereau, organisées en novembre 2006 pour donner du grain à moudre au débat agricole pré électoral. L’idée pour Ségolène est de déboucher sur une nouvelle loi d’orientation agricole. Ce qui n’est pas sans rappeler la loi d’orientation agricole de janvier 2006 bouclée par Dominique Bussereau. Toute ressemblance avec des personnes ayant déjà existé seraient totalement fortuite, a-t-on l’habitude de dire. Sauf que Ségolène Royale souhaite entendre le monde agricole sur la régionalisation des aides PAC, l’agriculture bio, la relation santé-environnement... L’agriculture d’entreprise a du souci à se faire. Mais Jean-Michel Lemétayer, très confiant quant aux résultats des élections aux chambres d’agriculture, attend Ségolène de pied ferme au Salon de l’agriculture. Cependant cette dernière pourrait bien « zapper » le circuit syndical traditionnel pour préférer un contact plus « authentique » avec les éleveurs du hall 1. Après la prise de bec inattendue au salon 2006 entre Jean-Michel et Ségolène, la candidate n’a visiblement pas fini de jouer avec les nerfs du syndicalisme majoritaire. Une « vachitude » délibérée.