Débouchés mal assurés, mauvaise image, défaut d’information... La valorisation biologique des déchets organiques (ordures ménagères, déchets verts des collectivités, boues d’épuration) reste « fragile », selon Daniel Béguin, directeur Déchets et Sols à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). S’exprimant le 22 mars à Paris en ouverture d’un colloque de trois jours sur la gestion biologique des déchets, le responsable de l’Ademe a appelé à consolider cette filière qui permet d’éviter d’enfouir ou d’incinérer les déchets. Trois voies de valorisation existent actuellement : le compostage, l’épandage et la méthanisation. Pour l’heure, la France assure le traitement biologique d’environ un tiers des 32 millions de tonnes de déchets organiques (ménagers, industriels ou agricoles) qu’elle produit. Les engrais organiques à base de boues et compost sont évalués entre 2,5 et 2,8 millions de tonnes. Daniel Béguin juge « impératif » que les installations de gestion biologique de déchets soient montées en concertation avec le milieu agricole local. Soulignant le travail réalisé avec les chambres d’agriculture (APCA) et les coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCUMA), Isabelle Feix, chef du département Gestion biologique et Sols, souhaite que le travail avec les organisations agricoles se poursuive « tel qu’il est aujourd’hui ».
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