Vegesens, qui a mis au point un process de cuisson et de déshydratation à basse température, va intégrer sa propre usine et ainsi accroître la production de ses pépites de fruits, vendues comme des substituts sains aux confiseries. Le fondateur vient d’ouvrir le capital pour financer ses nombreux projets de développement.
Créé en 2015 au cœur de la Corrèze, Vegesens prend son envol. La start-up, qui a inventé un process pour réaliser des pépites de fruits, comme une alternative saine aux confiseries actuelles, quitte en effet la Pépinière Novapôle de Saint-Viance pour s’installer dans sa propre usine. Représentant un investissement de 1 M€, celle-ci doit ouvrir ses portes cet été à Ussac, sur 400 m2. La capacité de production de 2 900 sachets/jour à fin 2019 devrait atteindre 9 000 sachets/jour fin 2022.
Vegesens est né d’une prise de conscience de ses fondateurs, en faveur du manger sain. "La recherche d’un équilibre nutritionnel qui va de pair avec les problématiques environnementales et qui répond de plus en plus à la demande des consommateurs", explique François Boussaroque. Cet ingénieur agronome, également diplômé de l’Essec, et son épouse Agnès, docteur en pharmacie, titulaire d’un diplôme universitaire de pharmacologie et formée à la micronutrition, ont travaillé ensemble à la mise au point d’un procédé unique de fabrication. Basée sur la cuisson et la déshydratation à basse température, cette technique BTTL (basse température temps long) permet de préserver toutes les saveurs et les qualités nutritionnelles des fruits et notamment de faire appel aux propriétés gélifiantes naturelles des fruits.
Les produits Vegesens sont donc 100 % biologiques, 100 % naturels, 100 % végétaux, sans sucres ajoutés, sans gluten et peu transformés. Ils sont vendus sous les marques Kopo dans la grande distribution (Carrefour, Auchan, Franprix, Houra…) et SlowFruit dans les enseignes spécialisées (Biocoop, Bio C Bon…). Des produits qui, dans le cas de SlowFruit, contiennent des fruits, mais aussi des ingrédients comme les graines de chanvre, le curcuma ou la spiruline et qui à ce titre bénéficient d’allégations santé génériques (sources de magnésium, oméga 3, riche en fibre, riche en fer…).
Nouvelles gammes avec des légumes
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Une fois obtenu le référencement de ces produits chez ces distributeurs, François Boussaroque s’est mis en quête d’investisseurs. Cinq partenaires financiers (Limousin Participation, Crédit agricole Centre France, Banque Chalus, Caisse d’Épargne Limousin, BPI, Région Nouvelle-Aquitaine) ont ainsi apporté 1,5 M€ à la jeune pousse, sous forme d’obligations convertibles en actions. Le co-fondateur reste majoritaire avec 63 % du capital, alors que Limousin Participation et le Crédit Agricole Centre France détiennent ensemble 33 % et les autres le solde. "En cas de non-réalisation des objectifs prévus dans le business plan de Vegesens, les investisseurs pourront convertir leurs obligations en actions, sinon ils resteront à 33,33 %", explique le dirigeant. La start-up prévoit " d’atteindre son point mort en 2021, avec un chiffre d’affaires de 1,7 M€", poursuit-il.
L’objectif maintenant pour Vegesens est non seulement "de renforcer ses équipes, en production, R&D et commercial notamment, mais aussi de poursuivre ses recherches pour automatiser le process de déshydratation à basse température", annonce François Boussaroque. L’entreprise compte aussi " utiliser un emballage recyclable adapté à nos produits début 2020, investir le créneau de la vente en vrac, et sortir de nouvelles gammes avec des légumes et aussi des légumineuses".
La start-up prévoit d’atteindre son point mort en 2021, avec un chiffre d’affaires de 1,7 M€