La situation économique des exploitations viticoles se détériore après une campagne 2004/2005 déjà très difficile. Beaucoup sont obligées de vendre des actifs autres que le vin pour compenser les pertes de revenus.
Les départements et les régions tardent à dresser des bilans précis de la situation économiques des exploitations viticoles. Mais certains indicateurs permettent de suivre leur évolution qui n’encourage pas à l’optimisme.
« Le nombre de procédures judiciaires a augmenté entre 2004 et 2005, cette hausse se poursuit en 2006. Il s’agit surtout de procédures de redressement judiciaire qui peuvent se régler avec des ventes d’actifs (terrains, maisons…) mais qui vont parfois jusqu’à la liquidation», poursuit François Ricadat.
Les entreprises qui s’en sortent en profitent pour s’agrandir. « Le CDOA du 31 mai montre qu’il y a une accélération de l’agrandissement des exploitations », explique un acteur local.
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Mais l’idéal est de vendre des terres pour la construction avec à un prix multiplié par 10 ou plus.
« Tout le monde pleure pour que des parcelles deviennent constructibles », selon François Ricadat
Autre indicateur : la MSA de Gironde aurait mis en place plus de 2000 échéanciers de paiement des prestations sociales, essentiellement pour des viticulteurs. Entre 2000 et 3000 exploitations sur 7000 exploitations professionnelles (11 000 déclarants) seraient en difficulté.