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Lait Vers des mesures nationales de maîtrise forte de la production

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C’est le 17 mars que le conseil de direction lait de FranceAgriMer va décider des modalités de gestion de la campagne laitière 2009/2010. Il se dégage au sein de la profession agricole un consensus pour maîtriser la production en utilisant les leviers existants. En question : le gel de l’augmentation de 1 % du quota national et le régime des allocations provisoires.

«Il faut arrêter d’aggraver les marchés laitiers ! », a lancé Jean-François Guitton de la Confédération paysanne. Une petite trentaine de militants du syndicat s’était donnée rendez-vous, le 10 mars, à FranceAgriMer, l’office agricole pour demander, une nouvelle fois, aux pouvoirs publics de s’impliquer dans la maîtrise de la production. Pour le syndicat, seule la maîtrise de la production peut rendre possibles des perspectives de prix plus favorables aux producteurs. Avec quelques banderoles, ils ont investi l’accueil de l’office lors de la réunion du comité lait de vache. Si aucun vote ne devait avoir lieu ce jour-là, l’enjeu était de faire pression pour la réunion du 17 mars qui va décider les modalités de gestion de la campagne laitière 2009/2010.

Les quantités susceptibles d’être redistribuées à titre d’allocations provisoires correspondent à tout ou partie des disponibilités des acheteurs. Ces dernières sont appréciées à partir de la prévision des sous-réalisations individuelles. Celles-ci sont égales à la différence entre les quotas des producteurs qui ne sont pas en dépassement et leurs livraisons à la fin de la campagne 2008-2009, précise l’arrêté du 23 avril 2008.

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Une large majorité

Lors de la précédente campagne laitière (2008/2009), l’allocation provisoire qui correspond à un pourcentage du quota du producteur, déterminé au niveau de l’acheteur (l’entreprise qui collecte) ne pouvait pas excéder 10 %, définit l’arrêté. Une large majorité de la profession agricole (FNPL : Fédération nationale des producteurs de lait, Confédération paysanne, Coordination rurale, FNIL : Fédération nationale des industries laitières) serait favorable à un gel de l’augmentation de 1 % du quota national et des allocations provisoires nulles. Seuls les Jeunes agriculteurs et la coopération (FNCL) souhaiteraient créer des réserves de quotas pour les jeunes. Ces syndicats seraient donc moins restrictifs au niveau de la maîtrise de la production pour la campagne laitière 2008/2009. Réponse définitive le 17 mars.