Lors du Salon international de l'agriculture (SIA), les trois branches de l'interprofession laitière ont signé, le 25 février, la charte « Dons de lait », qui vise à pérenniser la pratique solidaire dont le maintien est aujourd'hui menacé. Le Premier ministre, convié à la signature, a salué l'initiative sans se prononcer sur la reconnaissance fiscale demandée par la filière.
Le dispositif n'est pas nouveau. Mais, depuis octobre 2012, son existence est remise en cause. La pratique du don de lait effectuée depuis une vingtaine d'années par les éleveurs laitiers a en effet été gravement ébranlée à l'automne dernier par la suppression de la Taxe fiscale affectée (TFA). Cette pénalité, appliquée sur les dépassements individuels de quotas laitiers, n'étaient pas infligée aux volumes de lait donnés. Or, jugée anticommunautaire, elle a été abandonnée. Et c'est ainsi tout un dispositif sécurisé qui a failli prendre l'eau. Mais la profession a retroussé ses manches et remis à flot ce qui la singularise au sein du monde agricole : le président de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait), qui préside par ailleurs le Cniel, Thierry Roquefeuil, le président de la Fnil (les laiteries privées), Olivier Picot, et le président de la FNCL (Fédération nationale des coopératives laitières), Dominique Chargé, ont signé le 25 février au SIA une charte les engageant à pérenniser le mécanisme. Elle prévoit des dons de lait mais aussi, par l'entremise des transformateurs, des dons de produits laitiers.
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