Les producteurs de miel de tilleul de Picardie sont en bonne voie d’obtenir une indication géographique protégée (IGP), a indiqué Mathieu Hébert, membre de l’association ADA Hauts-de-France, le 11 septembre. Le cahier des charges est pratiquement finalisé suite à une visite de l’Inao sur le terrain en juillet 2022. « C’est une question de virgules », a précisé M. Hébert. D’après lui, le comité national de l’Inao doit rendre son avis le 12 octobre mais cela pourrait être reporté à février « pour des raisons internes » à l’institut. Ce délai pourrait remettre en question la possibilité pour les apiculteurs d’obtenir la protection nationale transitoire sur la récolte 2024, en attendant l’enregistrement de l’IGP par la Commission européenne. Si le miel de tilleul de Picardie est d’ores et déjà bien valorisé grâce à la marque Terroirs Hauts-de-France, un tel report pourrait provoquer un essoufflement de « la dynamique collective » matérialisée, en début d’année, par la création de l’association Miels des Hauts-de-France qui compte vingt apiculteurs adhérents.
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D’après le cahier des charges non définitif qu’Agra Presse a pu consulter, le miel de tilleul de Picardie est produit et récolté essentiellement dans l’Aisne, l’Oise et la Somme, et dans quelques communes du Pas-de-Calais et du Val d’Oise, grosso modo dans un triangle qui s’étend au-delà de Beauvais, Amiens et Laon. Il se distingue par « des notes fraîches mentholées » dues à la présence du tilleul à petites feuilles (Tilia cordata). La production en 2023 s’élève à 100 tonnes pour une quarantaine de producteurs dont transhumants, selon Mathieu Hébert.