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Viande de volaille Vers un accord sur de nouvelles normes de commercialisation

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Les experts agricoles des Etats membres de l’UE (CSA) sont dans leur grande majorité favorables à l’utilisation du terme « viande fraîche » pour les seuls produits fabriqués à partir de matière première fraîche. Le Royaume-Uni est désormais isolé dans sa volonté de maintenir l’utilisation de ce terme pour des produits fabriqués à partir de viandes déjà congelées.

La présidence tchèque de l’UE a présenté, le 16 mars, aux experts des Vingt-sept (CSA) un compromis sur le projet de texte visant à réviser les normes de commercialisation applicables dans le secteur de la volaille. Cette réforme avait été présentée à l’origine par la Commission en vue d’autoriser l’utilisation de produits antimicrobiens pour la désinfection des carcasses de poulet. Ce point ayant été abandonné, les Etats membres ont écarté l’idée de modifier la définition du terme « viande de volaille ». En revanche, les normes de commercialisation seront bien ajustées, avec notamment pour objectif d’appliquer aux produits à base de volaille les normes en vigueur pour les autres produits à base de viande.

Le Royaume-Uni, soutenu dans un premier temps par l’Irlande et l’Autriche, souhaitait laisser la possibilité par exemple aux brochettes de poulet mariné d’être vendues avec la mention « viande fraîche », même si celles-ci sont fabriquées à partir de viande congelée. Ce ne sera plus possible, une large majorité des Etats membres y étant hostile pour des raisons sanitaires (risque de recongélation).

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Toutefois, l’idée d’imposer l’étiquetage « à partir de viande congelée » n’a pas été retenue.

A présent, les experts négocient l’instauration d’une période de transition suffisante, avant l’application des nouvelles normes, de façon à permettre l’écoulement des produits déjà fabriqués. La Finlande réclame une période de deux années avant la mise en place de ces règles, alors que la proposition s’en tient à six mois de transition, suffisants selon elle pour gérer les stocks.