Abonné

Vers un groupe d’experts sur la durabilité des traitements phytosanitaires

- - 2 min

L’UE devrait mettre en place un groupe d’experts pour examiner les moyens d’accroître la durabilité de la protection des végétaux, en particulier en développant les méthodes de lutte intégrée. Une douzaine d’États membres (France, Suède, Autriche, Allemagne, Italie, Grèce, Slovaquie, Lituanie, Portugal, Slovénie, Pologne, Espagne) ont apporté leur soutien, le 22 octobre à Luxembourg à l’occasion d’un Conseil agricole, à cette initiative lancée par les Pays-Bas (1). Le commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, a indiqué qu’il était lui aussi disposé à discuter d’une telle initiative.

Par contre, d’autres, comme la Belgique et la Roumanie, ont exprimé des réserves en insistant sur la nécessité de fixer un mandat très précis à ce groupe de travail afin de ne pas imposer de nouvelles contraintes aux agriculteurs. Le Royaume-Uni s’est montré le plus réticent, soulignant qu’un groupe de travail de la Commission existe déjà sur les produits à faible risque.

Dans son document présenté aux ministres de l’agriculture des Vingt-huit, la délégation néerlandaise a appelé Bruxelles à « promouvoir une plus large gamme de méthodes durables et de substances autorisées, notamment les alternatives à faible risque ». Le groupe d’experts, qui serait ouvert à tous les États membres souhaitant y participer, aurait pour mission d’accélérer les procédures d’autorisation des produits phytopharmaceutiques à faible risque, de finaliser les critères de l’UE pour les substances à faible risque et de promouvoir la recherche sur la lutte intégrée.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

lutte intégrée
Suivi
Suivre
recherche
Suivi
Suivre

Les Pays-Bas qui prendront la présidence du Conseil à partir du 1er janvier 2016 pour 6 mois, souhaiteraient que les premiers résultats de ce nouveau groupe de travail puissent être présentés en juillet 2016.

(1) Voir n° 3506 du 20/07/2015