A l’occasion d’un point sur la consommation de vin lors du salon Vinisud (Montpellier) le 18 février, les professionnels ont exprimé la nécessité de mettre en place un observatoire de la consommation pour disposer de chiffres précis devenus indispensables à la filière. Le salon, qui a accueilli un nombre de visiteurs en hausse de 16%, a été l’occasion de débats fructueux.
Malgré la grève des contrôleurs aériens et la morosité ambiante du marché international du vin, les clients étaient au rendez-vous de Vinisud du 16 au 18 février. La plupart des exposants affichaient leur satisfaction à l’issue du salon, ce qui n’était pas le cas à l’ouverture. Vinisud a accueilli 1 391 exposants, un chiffre en hausse de 16% par rapport à 2002.
Au-delà des activités de négoce, Vinisud était l'occasion de faire le point sur l'évolution du marché du vin. Au cours d'une conférence sur "les bons chiffres de la consommation des vins", les auditeurs ont pu constater que la tendance était plutôt à une stabilisation depuis le milieu des années quatre-vingt-dix aussi bien en France que dans le monde. Les campagnes sur les bienfaits d'une consommation modérée sur la santé semblent porter leurs fruits aussi bien auprès des jeunes que des nouveaux retraités qui semblent représenter un marché privilégié. Toutefois, les campagnes anti-alcoolémie notamment en France, on été dénoncées par la plupart des intervenants.
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Quoi qu'il en soit, il est sorti de ce débat la nécessité de mettre en place un véritable observatoire de la consommation ou plus exactement des modes de consommation pour disposer de données fiables, de façon réactive, et non pas se contenter des traditionnels relevés de consommation sur le linéaire. Parallèlement, un débat était organisé sur la consommation du vin par les jeunes sur la base d'une dizaine d'études. Première constatation : contrairement aux idées reçues, les jeunes ne sont pas hostiles au vin qu'ils considèrent comme un produit chargé de tradition et de culture. Par contre ils ne comprennent pas grand chose au système de hiérarchisation français. Ils demandent une clarification de l'information pour devenir de véritables consommateurs.
Difficile de parler du vin sans évoquer la santé. Ce fut l'objet d'un troisième colloque. De nombreux spécialistes ont dressé le bilan de dix années d'études. Première certitude : la consommation modérée de deux verres par jour pour les femmes et trois pour les hommes, au cours des repas, induit une réduction de la mortalité par maladie cardio-vasculaire. Les scientifiques ont également indiqué que le vin fait partie d'une alimentation diversifiée et équilibrée.