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Fruits et légumes Vers une adaptation du référentiel Eurepgap aux spécificités françaises

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Les dernières concertations entre des professionnels des fruits et légumes et les représentants du cabinet d’audit nord-européen Eurep sont en bonne voie pour déboucher sur une adaptation du référentiel Eurepgap aux spécificités françaises. Un atout essentiel pour pouvoir vendre à des distributeurs étrangers.

Sans la référence Eurepgap (Gap : Good Agricultural Practises), impossible de vendre à Marks and Spencer, McDonald ou Safeway, se plaignaient les professionnels français ces derniers mois. Ces derniers désespéraient cet hiver, voyant une incompréhension entre la conception française des bonnes pratiques et celle des pays d’Europe du Nord.

Une reconnaissance mutuelle est proche

Un groupe de travail formé en octobre dernier par la section nationale «pomme», Prince de Bretagne, le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre, la section «maïs doux» de l’Association générale des producteurs de maïs et Arvalis-Institut du végétal d’une part, et les représentants d’Eurep d’autre part, s’est réuni dernièrement et l’on est « près d’une reconnaissance mutuelle», indique Aymard de Montigny, responsable technique du CNIPT. Le travail effectué ensemble, appuyé sur les démarches qualités testées et éprouvées dans les filières respectives des membres du groupe, « contribue à réaliser une interprétation pragmatique, homogène et transversale».

Éviter les redondances

Le Groupe de travail considère comme base de départ incontournable, pour éviter les redondances, la prise en compte des lois et de la réglementation françaises, et des cahiers des charges collectifs ou filières. « Nous cherchons à éviter que l’on refasse le travail déjà réalisé», commente Aymard de Montigny. De même, les négociations tentent d’unifier les procédures : au lieu d'avoir un auditeur pour la pomme de terre, puis un autre pour les céréales, puis un autre pour le chou-fleur, puis pour la pomme ou le maïs doux dans une structure de producteurs, les professionnels cherchent à obtenir un auditeur unique.

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Les points de vue convergent à plus de 90% sur le plan technique. L’essentiel du travail qui reste à faire porte surtout sur le sens exact des termes employés dans les différentes langues.

La démarche initiée par le groupe de travail « correspond à l'attente de la direction d'Eurep et des responsables qualité des distributeurs européens : anglais, hollandais, belges, suisses, scandinaves, espagnols, italiens et également allemands», selon Aymard de Montigny.