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Fruits et légumes Vers une démarche de producteurs de tomates européens à l’OMC

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Le groupe de travail rassemblant les producteurs de tomates européens s’est réuni le 24 mai et compte lancer une démarche à l’OMC pour que la tomate soit classée produit sensible.

Fin 2004, après « une désastreuse campagne » de commercialisation de la tomate dans l’UE, un groupe de « lobbying et de réflexion » de producteurs de France, Espagne, Pays-Bas, Belgique, Pologne et Grande-Bretagne, s’était constitué. Il s’est réuni le 24 mai avec la présence des représentants de France, Belgique, Pays-Bas et Espagne.

Ces représentants de producteurs cherchent à s’entendre sur une défense commune de leurs intérêts, notamment face aux prix particulièrement bas des tomates en provenance des pays tiers, comme le Maroc.

Un appel à l’union

« Nous devons nous mettre d’accord sur un classement de la tomate comme produit sensible à l’OMC et pour la mise en place d’un vrai système de régulation des importations en provenance des pays tiers », a indiqué Pierre Diot, président des producteurs français de tomates. « Les points d’accord sont plus nombreux que les points de divergence. Nous devons être unis sur la question des importations des pays tiers », a déclaré pour sa part Jorge Brotons Campillo, président de la Fepex, Fédération de producteurs-exportateurs espagnols.

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Pour l’instant, il existe des textes communautaires réglementant les importations, mais ils ne sont pas appliqués, selon Pierre Diot. Les producteurs veulent un système « qui ressemble moins à une passoire ».

Ils redoutent plus que jamais un été frais, où la consommation serait médiocre. Pourquoi redouter davantage maintenant les effets de la météo sur la consommation ? Les producteurs répondent en évoquant leur plus grande vulnérabilité qu’avant aux fluctuations du marché, du fait de coûts de production accrus.