Abonné

Vers une reconfiguration des modes de production laitière en Afrique

- - 2 min

« Le continent africain fait face à des effets importants du changement climatique » qui « constitue le principal facteur de transformation des systèmes d’élevage », indiquent les auteurs du premier Baromètre de la filière lait africaine réalisé par la fondation Farm, l’Organisation panafricaine des agriculteurs (Pafo) et l’Afdi (FNSEA, JA, l’APCA, CNMCCA.), et publié le 14 octobre. « La sécheresse 2020-2023 au Kenya a, par exemple, provoqué la mort de 2,6 millions d’animaux d’élevage, entraînant une chute drastique de la disponibilité en lait dans les zones pastorales », soulignent les auteurs. Au Maroc, pour la même raison, la production laitière a baissé de 20 % entre 2020 et 2022. La production laitière africaine, bien qu’en hausse importante entre 2013 et 2023 à + 17 % (45,5 à 53,2 millions de tonnes), reste insuffisante face à la demande, avec pour conséquence un déficit commercial considérable.

Selon eux, cette situation impose « une reconfiguration profonde des modes de production laitière », qui passe par l’amélioration de l’accès à l’électricité pour avoir des chaînes du froid efficaces, la résorption des conflits territoriaux entre éleveurs et cultivateurs et l’incitation des acteurs à s’organiser collectivement, notamment les organisations de producteurs. Il faut « une action publique cohérente, des investissements responsables et une coopération internationale fondée sur des échanges justes et réciproques ». Le continent doit notamment développer son industrie laitière, « un enjeu stratégique qui repose en partie sur les investissements des multinationales du secteur. » En 2022, seulement 1,6 % de la production laitière africaine a été transformée, un taux constant depuis 2012.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

électricité
Suivi
Suivre
changement climatique
Suivi
Suivre

CB

La sécheresse 2020-2023 au Kenya a tué de 2,6 millions d’animaux