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Forêt Vers une simplification des approvisionnements en bois français

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Lors des deuxièmes Assises nationales sur l'économie circulaire à Paris, le 17 juin, la filière forêt-bois a annoncé qu'un guide sur l'utilisation du bois, en circuit court, était en cours de préparation.

« Nous souhaitons un guide sur l'utilisation en circuit court du bois. On a eu l'accord de Stéphane Le Foll », a annoncé Françoise Alriq, directrice-adjointe de la Fédération nationale des communes forestières, lors des deuxièmes Assises nationales de l'économie circulaire à Paris, le 17 juin. L'objectif est de sortir davantage de bois de la forêt française. Jean-Luc Peyron, directeur d'Ecofor (interface science-pratique), relève qu'en France, la forêt n'est exploitée qu'à 50% : « Quand 90 millions de mètres cubes d'arbres poussent, nous en coupons 45 millions ». La gestion de la forêt française, publique ou privée, est encadrée par des plans de gestion. Selon l'organisation Forêt privée française (1), un plan de gestion est « un document personnalisé de réflexion et de prévisions en matière d'exploitation et de gestion de sa forêt ». En outre, il est « obligatoire pour les propriétés supérieures à 25 hectares d'un seul tenant ». Lors de la table-ronde sur l'optimisation des usages du bois, Sylvie Alexandre, déléguée interministérielle de la forêt et du bois, a regretté : « Souvent, les plans de gestion ne sont pas respectés ».

Sortir davantage le bois de la forêt française est une priorité. Le livrer dans les hangars de l'industrie du bois français en est une autre. « Le déficit commercial de la filière forêt-bois est de 2 milliards par an », s'inquiète Sylvie Alexandre. La filière tente d'endiguer la fuite de valeur ajoutée en valorisant les approvisionnements locaux. Anne Duisabeau, directrice générale de KronoFrance (usine de dérivés du bois) situé dans le Loiret, tire la sonnette d'alarme sur l'offre de bois français : « Avant, on s'approvisionnait dans un rayon de 150 kilomètres. Aujourd'hui, nous allons jusqu'à 260 kilomètres. On va dans le Limousin ». La filière forêt-bois semble prête à accélérer l'exploitation des surfaces forestières françaises. « Il faut augmenter l'exploitation de la ressource, mais il faut prendre garde aux excès », tempère Jean-Luc Peyron. 

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(1) Forêt privée française regroupe le Centre national de la propriété forestière, la Fédération nationale des syndicats de forestiers privés et l'Union de la coopération forestière française