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Vers une simplification du label « fait maison » d'ici fin avril

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Carole Delga a annoncé le 7 avril un renforcement et une simplification des conditions d'application du « fait maison », un label lancé en juillet et très décrié par les restaurateurs. La secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat s'est exprimée à l'issue d'une réunion de concertation du comité de filière de la restauration. « Les deux objectifs de ce décret révisé sont de reconnaître le travail de cuisine des plats sur place et de donner un gage de transparence au consommateur sur l'authenticité de la cuisine réalisée par le restaurateur », a-t-elle déclaré. Elle a admis que la première version du décret était peut-être « un peu trop complexe dans la rédaction » et qu'elle « ne suscitait pas la confiance du fait de toutes les exceptions qui étaient listées ». Raccourci, le décret modificatif sera publié d'ici fin avril.

Parmi les changements, sont désormais considérés comme « faits maison » les plats élaborés à partir de « produits crus », ce afin d'éviter que des produits industriels précuits, comme les légumes surgelés, puissent entrer dans la composition d'un plat « fait maison ». La liste des exceptions est par ailleurs simplifiée.

Pour Hubert Jan, président de la branche restauration de l'Umih, le principal syndicat de l'hôtellerie-restauration, les choses sont désormais clarifiées et il n'y a plus de confusion possible. « Les restaurateurs vont pouvoir adhérer à ce dispositif. La question de départ, qui était de savoir si le restaurateur a fait lui-même sa blanquette de veau ou s'il l'a achetée en sachet, est réglée ». Le décret modificatif renforce également les règles pour éviter la cuisine d'assemblage, l'une des principales critiques faites au « fait maison ». Un renforcement des règles globalement apprécié.

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Autre changement important : le nouveau décret n'obligera plus les restaurateurs à apposer sur leur carte la phrase « Les plats “faits maison” sont élaborés sur place à partir de produits bruts ». Ils devront simplement signaler leurs plats par un logo composé d'une casserole sur lequel est posé un toit de maison.

Selon un dernier bilan de la Direction générale des entreprises (DGE), moins de 10% des établissements de restauration commerciale indépendante indiqueraient aujourd'hui cette mention.