À la demande du Syngev (syndicat des groupes d’exercice vétérinaire), le cabinet Asterès s’est penché sur les principales motivations des vétérinaires ayant cédé leur établissement à un groupe d’investissement, et les avantages qu’ils en tiraient. La principale motivation des vétérinaires pour vendre leur structure à un groupe d’investissement est de « trouver un repreneur ou préparer la retraite », conclut l’étude publiée le 28 avril. « Sans les groupes, les vétérinaires qui souhaitent partir à la retraite ou se reconvertir mettraient probablement plus de temps à trouver un repreneur, ou alors céderaient leur structure à un prix moins élevé », avance Asterès. Le cabinet n’a cependant pas interrogé les vétérinaires sondés sur cette question. La deuxième motivation des cédants est de « bénéficier de l’appui du groupe pour développer la structure ». Selon cette étude, les groupes investissent dans deux cliniques sur trois après un rachat (achat d’appareils médicaux, agrandissement, réaménagement).
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Autre avantage cité : l’offre de formation. L’enquête montre que la fréquence moyenne des formations est passée de 1,1 à 1,3 par an dans les cliniques rachetées avant 2022. Les services fournis par les groupes, comme la délégation de tâches administratives et RH ou l’accès à un réseau de garde et/ou de spécialistes, font aussi partie des points le plus souvent mis en avant. Ces regroupements de « fonction support » ne sont pas propres aux groupes, rappelle l’étude. Cependant, « l’avantage des groupes est de les rassembler en une offre complète ».
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Plus de 1 000 cliniques vétérinaires ont rejoint un groupe d’investissement. Elles ont généré environ 800 M€ de chiffre d’affaires en 2022, soit 17 % du secteur. Ce modèle, venu des pays anglo-saxons et d’Europe du nord, est en plein essor. Fin 2022, Asterès estime que 19 % des vétérinaires exerçaient au sein d’un groupe, contre 2 % en 2019.