Selon un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture), rendu public le 4 décembre, il est « fortement probable » d’avoir d’ici 2030 « un excédent de vétérinaires diplômés » sur le marché du travail en cumulant les étudiants formés en France, les étudiants français formés dans l’Union européenne et les vétérinaires de nationalité étrangère souhaitant exercer en France. La mission était chargée d’évaluer l’intérêt de créer une sixième école vétérinaire, et notamment le projet porté par la région Nouvelle-Aquitaine à Limoges visant à former plus de praticiens spécialistes des animaux d’élevage. Elle considère cependant que, dès lors que les besoins de renouvellement seront assurés, le choix d’ouvrir une nouvelle formation en France est « purement politique ». Le CGAAER propose plutôt un « plan de renforcement » des quatre écoles publiques et de former les étudiants à d’autres pratiques que la médecine et la chirurgie, comme la recherche, la santé publique vétérinaire et l’industrie. En effet, les débouchés en médecine et en chirurgie pourraient être insuffisants face à l’afflux de nouveaux inscrits au tableau de l’Ordre. Elle recommande également d’étudier « un plan d’aide des étudiants français effectuant leurs études dans l’UE par des bourses sur critères sociaux ».
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