Après la viticulture et la filière bio, la Coordination rurale a exposé « onze mesures centrales » pour « redresser la situation laissée par l’actuel occupant de la rue de Varenne » dans la filière bovin à viande, selon un communiqué du 11 avril. Parmi ces onze mesures, la CR estime, par exemple, que « l’interprofession devrait a minima être capable de produire des indicateurs de marché et de coûts de production », facilitant ainsi les négociations entre amont et aval. Elle souhaite surtout que le gouvernement « refonde le droit de la concurrence, découple les aides bovins afin de stabiliser le cheptel, garantisse la liberté d’entreprendre, mette en place un soutien spécifique aux jeunes installés en élevages allaitant, harmonise les normes européennes », etc. Pour Michel Manoury, responsable de la section viande de la CR, « les mesures mises en place au cours des cinq dernières années n’ont cessé de grever » la filière. Selon lui, « la volonté de réguler le marché de la viande en anticipant l’adéquation offre-demande est restée lettre morte ; les instruments français de la PAC […] n’ont fait que déstabiliser la production en incitant à l’agrandissement du cheptel, tout en réduisant les montants nécessaires à la survie de nombreuses exploitations ».
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