Les experts des États membres de l’UE chargés du commerce ont donné le 28 septembre leur aval à la Commission européenne pour négocier l’allocation spécifique aux États-Unis, qui le réclament, d’une partie du contingent d’importation communautaire en franchise de 45 000 tonnes (58 000 t poids carcasse) de viande bovine de haute qualité provenant d’animaux non traités avec des hormones de croissance, ouvert jusqu’à maintenant à tous les pays fournisseurs (1). Le mandat de l’exécutif devrait être approuvé sous peu, probablement le 10 octobre, par les représentants permanents des Vingt-huit à Bruxelles, puis formellement adopté par le Conseil.
Les autres pays fournisseurs dans le cadre de ce contingent sont l’Australie, l’Uruguay et l’Argentine. Les États-Unis, qui en utilisent actuellement un tiers environ, chercheraient à obtenir une part exclusive d’au moins 35 000 t.
Respecter les règles de l’OMC
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Je veux rassurer les producteurs de l’UE sur le fait que le contingent de viande bovine existant […] restera exactement au même niveau », a souligné récemment le commissaire à l’agriculture, Phil Hogan, précisant que la solution qui sera trouvée avec Washington devra être « pleinement conforme aux règles de l’OMC ». « Et je veux aussi rassurer nos consommateurs sur le fait que ce contingent continuera à couvrir seulement des produits conformes aux normes élevées de sécurité alimentaire et de santé de l’Europe, en l’occurrence seulement du bœuf sans hormones », avait-il ajouté.
(1) Voir n° 3658 du 10/09/18