« Tous les signaux de marché sont au vert », estiment les éleveurs de bovins viande de la FNB (FNSEA), qui demandent, dans un communiqué paru le 31 juillet, de meilleurs prix face à « des pressions inexpliquées ». La FNB estime que les animaux français disponibles se font « rares » sur le marché, après huit années successives de décapitalisation et « en moyenne, 121 000 vaches laitières et allaitantes de moins chaque année » – et d’ajouter qu’en vif, « l’offre sera sans doute insuffisante pour répondre à la demande des acheteurs de broutards à l’export ». En face, la FNB estime que « la demande des marchés français et européens, en animaux vifs, comme pour l’abattage, est restée dynamique ». « Dans ce contexte de marché, il est inadmissible de constater des pressions à la baisse sur les prix », s’insurge le président de la FNB, Patrick Bénézit, cité dans le communiqué. Après deux années de hausse grâce au rebond économique post-Covid, la consommation totale de viande était repartie à la baisse en France en 2023, selon une note de synthèse FranceAgriMer/SSP (ministère de l’Agriculture) publiée le 27 juin. La viande bovine, pénalisée par l’inflation, atteignait son plus bas niveau depuis vingt ans : 1,45 Mtéc (-3,7 %/2022). Les importations, quant à elles, suivaient les tendances de consommation (-6 % en bœuf).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.