Traditionnellement, les broutards élevés par les adhérents de Lur Berri étaient exportés vers l’Italie et l’Espagne pour être engraissés. Mais, face à la « forte décapitalisation du cheptel français, à la pression sanitaire notamment liée à la DNC et à la dépendance aux exportations », la coopérative du Sud-Ouest (507 M€ de chiffre d’affaires, 5 100 agriculteurs, 2 300 éleveurs) a décidé de changer de stratégie en relocalisant cette production sur son territoire pour « sécuriser l’approvisionnement des abattoirs, créer de la valeur dans les exploitations et renforcer la résilience de la filière bovine régionale ». Objectif : atteindre 8 000 jeunes bovins produits par an d’ici à 2030 via la création d’une trentaine de nouveaux ateliers d’engraissement. La démarche repose sur un contrat de production porté par l’Organisation de producteurs bovins de Lur Berri, qui sécurise les engraisseurs sur une période de trois ou six ans, en intégrant à la fois les coûts de production et l’évolution du prix de marché. Ce contrat, adossé à des débouchés sécurisés, garantit ainsi une meilleure visibilité aux éleveurs. La coopérative propose également un accompagnement technique et économique, ainsi que des aides financières pour créer ou moderniser les ateliers d’engraissement. (Anne Gilet)
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