Dans un communiqué du 26 février, la Cooperl, Moy Park Beef Orléans et McDonald’s France ont annoncé la signature d’un contrat de trois ans visant à fournir, à terme, 1 000 tonnes de viande hachée à l’enseigne de restauration rapide. En 2024, la Cooperl fournira « un millier » de génisses croisées de type viande à Moy Park, avec l’objectif « d’atteindre 6 000 animaux en 2027 » grâce à la création de « nouveaux ateliers d’engraissement ». Moy Park « achètera les parties avant des animaux » pour en faire de la viande hachée, tandis que la Cooperl valorisera la partie arrière (pièces à griller).
Le contrat « intègre toutes les exigences de la loi Egalim 2 », affirment les signataires, avec une « mécanique de prix transparente de l’amont à l’aval ». Cité par nos confrères d’Agra Business, le directeur des achats de McDonald’s France, Éloi de la Celle, évoque « une multitude d’indices de révision du prix de vente de la viande selon les coûts de production », dont les « charges fixes au sevrage ». Par ailleurs, les éleveurs adhérant à la démarche devront « s’engager dans une stratégie de responsabilité sociétale » en cinq axes (qualité de vie au travail, santé, bien-être animal, élevages durables et cultures raisonnées).
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En 2023, Moy Park Beef Orléans a acheté « plus de 21 000 t de viande », soit 478 000 bovins, rappelle le communiqué. Parmi eux, « près de 30 000 animaux » ont fait l’objet de contrats. Filiale d’un groupe irlandais, ce fabricant de steaks hachés surgelés a référencé l’abattoir Cooperl de Saint-Maixent-l’École (Deux-Sèvres) en 2010. Surtout présente dans le porc, la Cooperl a créé en 2019 un groupement d’éleveurs bovins, qui « rassemble aujourd’hui plus de 60 éleveurs ».