Abonné

Viande bovine : « Pas d’échec » des négociations sur les indicateurs, assure Stéphane Travert

- - 2 min

« Il n’y a pas d’échec tant que la négociation n’est pas finie », a estimé le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, le 4 octobre au Sommet de l’élevage. Lors des dernières discussions au sein d’Interbev, a-t-il expliqué, il y a eu un « clash sur les salaires. Il va falloir trouver un indicateur robuste qui intègre les prix de l’aliment du bétail et de l’énergie, mais aussi les salaires. Je fais confiance au médiateur (des relations commerciales, ndlr) pour trouver un accord robuste », a ajouté en substance le ministre.

La Coordination rurale (CR) avait annoncé, dans un communiqué du 2 octobre, que les familles d’Interbev s’étaient séparées sans accord sur les indicateurs de coûts de production le 27 septembre.

Cet échec, peut-être temporaire, – les discussions interprofessionnelles sont prévues pour durer jusqu’à Noël, reconnaît la CR – aurait selon elle une double cause : le « refus » par la grande distribution et les abatteurs de valider un indicateur intégrant « le coût horaire du travail des éleveurs » ; la « multiplication » des indicateurs « en fonction des races et des systèmes de production » qui, selon la CR, « est une stratégie pour tirer les prix vers le bas ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La CR « demande au contraire un indicateur unique qui tienne compte des charges réelles subies par le plus grand nombre ». Toujours selon la CR, « derrière l’aval se cache le véritable responsable de ce blocage qu’est le gouvernement, qui n’a pas voulu introduire dans le projet de loi EGA les outils permettant d’imposer une augmentation du prix payé aux agriculteurs. »

Stéphane Travert : il y a eu « clash sur les salaires »