Abonné

Viande bovine/FCO : premiers pas vers la réouverture du marché chinois

- - 3 min

En visite le 13 mai dans un élevage, le vice-Premier ministre chinois a donné des signes positifs quant au retour de la viande bovine française sur le marché chinois, fermé depuis fin 2024 en raison de la FCO.

La viande bovine française est « bienvenue » sur le marché chinois, a déclaré le vice-Premier ministre chinois He Lifeng lors d’une visite le 13 mai dans une ferme bovine à Harquency (Eure), sans donner ni calendrier ni détails sur la levée des restrictions actuelles. « Les deux parties travaillent, ce sujet avance bien », a expliqué He Lifeng concernant les discussions visant à alléger ou lever les restrictions qui empêchent actuellement les exportations de viande bovine française vers la Chine, soulignant une « excellente coopération » entre les deux pays. « Nous sommes prêts à coopérer avec les autorités françaises pour importer davantage de viande bovine issue de vos terroirs », a-t-il déclaré, d’après un communiqué de l’interprofession française Interbev.

La France n’exporte plus de viande bovine vers la Chine depuis la fin 2024, du fait d’un embargo total décrété par Pékin lié à la fièvre catarrhale ovine (FCO). « Comme ce déplacement », cette déclaration est « rassurante, c’est mieux que de fermer la porte », a déclaré à l’AFP Emmanuel Bernard, président de la section bovine d’Interbev. « L’aboutissement des échanges se fera à plus haut niveau », avait précisé M. Bernard avant l’arrivée de la délégation chinoise. Selon lui, les exportations françaises de viande bovine vers l’empire du Milieu représentent « un tout petit volume, mais qui peut être très important en termes de valeur ajoutée ». Les consommateurs chinois sont notamment friands des abats et coproduits qui trouvent difficilement preneurs sur le marché français.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

L’embargo sur l’ESB déjà partiellement levé

Le 12 mai, Interbev avait jugé la fin d’un embargo datant de 2001 concernant le risque d’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), comme étant une « priorité ». Un accord signé en 2018 a partiellement levé l’embargo, mais il ne concerne que certains morceaux de bovins de moins de 30 mois (viande désossée, congelée ou réfrigérée sous forme entière ou hachée). L’interprofession rappelle que les présidents chinois et français ont signé, en mai 2024, une déclaration commune « prévoyant de travailler conjointement à la levée complète de l’embargo relatif à l’ESB ».

« La viande issue de notre production répond d’ores et déjà aux critères de qualité requis par la Chine pour l’exportation », estime Maxence Bigard, président de la commission Commerce extérieur d’Interbev, cité dans le communiqué de l’interprofession. « Le maintien de l’embargo ne se justifie plus, d’autant que la France est reconnue, depuis août 2022, comme pays à risque négligeable au regard de l’ESB » par l’Omsa, ajoute-t-il.

« Prêts à coopérer […] pour importer davantage de viande bovine »