Le règlement d’exécution établissant une mesure miroir dans l’UE sur l’utilisation d’antibiotiques utilisés comme promoteurs de croissance a été publié le 12 février au Journal officiel de l’UE. Cette mesure, votée par les colégislateurs en décembre 2018, est, depuis, attendue par la France notamment, qui avait même mis en place de manière transitoire un dispositif au niveau national. Le texte de la Commission européenne modifie les annexes du règlement concernant « les modèles de certificats pour l’entrée dans l’Union d’envois de certains produits d’origine animale et de certaines catégories d’animaux ». Il précise que les animaux dont les viandes sont tirées ne doivent pas avoir reçu « de médicaments antimicrobiens destinés à favoriser la croissance ou à augmenter le rendement ».
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Mais les organisations et coopératives agricoles de l’UE déplorent la faiblesse de ce texte qui ne repose sur « aucune forme de contrôle, de traçabilité ou de vérification ». Dominique Fayel, président du groupe de travail bœuf et veau du Copa-Coega, prévient que « les exportateurs de pays tiers seront uniquement tenus de fournir une déclaration sous serment d’un vétérinaire affirmant la non-utilisation d’antibiotiques ou d’hormones de croissance, sans qu’aucune preuve supplémentaire ne soit nécessaire ». « Cela ouvre, selon lui, la possibilité de nouveaux cas de fraude aux certificats de santé, semblable à ce que le Brésil a connu il y a quelques années. » Autre critique des professionnels : ces nouvelles normes n’entreront en vigueur qu’en septembre 2026.