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Viande cellulaire : Bruxelles s’oppose au projet d’interdiction de la Hongrie

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Dans un avis du 9 octobre, la Commission européenne s’oppose au projet de loi visant à interdire la « viande de laboratoire », notifié par la Hongrie à l’UE. Bruxelles rappelle que « tout nouvel aliment est soumis à une procédure d’autorisation préalable à la mise sur le marché » qui comprend une évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Étant donné qu’aucune autorisation n’a été délivrée pour de la viande cellulaire, Bruxelles estime qu’une interdiction est « injustifiée » et « pourrait anticiper la procédure d’autorisation harmonisée » dans l’UE. En poursuivant son initiative législative, la Hongrie s’exposerait à une procédure d’infraction. Dans leurs avis respectifs, la République tchèque, les Pays-Bas, la Lituanie et la Suède ont affirmé qu’une interdiction nationale constituerait un obstacle à la libre circulation des marchandises dans l’UE.

Lire aussi : Viande cellulaire : la Hongrie poursuit son offensive

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Pour le moment, seule l’Italie a adopté une loi interdisant la viande de laboratoire fin 2023. Dans un courrier du 24 octobre (en anglais), plusieurs organisations agricoles européennes, dont la FNB (Fédération française bovine), la Coldiretti (agriculteurs italiens) et Farm Europe (think tank agricole européen), s’inquiètent de la révision des lignes directrices pour l’évaluation des nouveaux aliments, dont la viande cellulaire, publiées récemment par l’Efsa estimant qu’elles ne tiennent pas compte des mises en garde formulées par les États membres et le Parlement européen. En attendant, ces organisations demandent la suspension des procédures d’autorisation en cours.