La présidence hongroise du Conseil de l’UE a lancé, à l’occasion du déjeuner des ministres des Vingt-Sept le 15 juillet à Bruxelles, une offensive contre la viande cultivée en laboratoire. « Préserver les traditions alimentaires européennes », tel était le thème de la discussion. Et pour orienter le débat, la Hongrie a demandé aux ministres si les alternatives végétales et cellulaires aux produits d’origine animale « devraient jouer un rôle important dans l’agriculture européenne ». Pour Itsvan Nagy, le ministre hongrois de l’Agriculture, il faudra en tout cas « sensibiliser les consommateurs qui doivent pouvoir prendre des décisions informées ». « Est-ce que l’alimentation est seulement la réponse à un besoin biologique ou est-ce plus que cela ? », a-t-il demandé en conférence de presse. « La réponse à cette question est très complexe et nous y reviendrons dans les prochains mois », a-t-il promis. Il a notamment salué la proposition française de créer un groupe de travail qui se pencherait sur l’impact de l’introduction de viande cellulaire dans l’UE. L’Autriche, la France et l’Italie, avec le soutien de la Pologne, ont en effet demandé à Bruxelles en début d’année de présenter une évaluation d’impact complète sur la viande artificielle avant toute autorisation dans l’UE.
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