« Notre conseil d’administration a souhaité se rapprocher du Medef Bretagne. Notre demande d’adhésion a été acceptée », a annoncé Michel Bloc’h, président de l’UGPVB (groupements bretons de producteurs de viande) lors de l’assemblée générale le 1er décembre. Et de préciser qu’il s’agit d’« une première en France » pour une organisation agricole. « Agir en réseau et en collectif avec nos partenaires des branches d’activité agricole et agroalimentaire est essentiel », note cet éleveur de porcs, avant d’ajouter qu’« il faut aller plus loin et nous ouvrir ». Les premiers échanges avec le Medef Bretagne remontent à l’époque de la lutte contre l’écotaxe, rappelle-t-on du côté de l’UGPVB, tout en notant des « préoccupations identiques entre secteurs d’activité sur la simplification et la compétitivité ». Alors que l’ABEA (industries agroalimentaires) siège déjà au Medef Bretagne, « c’est bien aussi que des représentants de l’amont soient présents ».
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« Le rebond [de l’élevage] est possible », a encore lancé Michel Bloc’h dans son discours de clôture, à condition de relever « deux défis », selon lui : celui de « l’investissement et de la modernisation des élevages » et celui du « collectif des éleveurs ». Pour y parvenir, M. Bloc’h propose cinq « axes de travail » : placer la souveraineté alimentaire en « priorité » des politiques publiques ; créer une commission d’enquête sur la « perte de souveraineté » ; « simplifier et sécuriser » les procédures d’autorisation d’exploiter ; « protéger les porteurs de projet contre les actes de malveillance » ; et « faire évoluer » la Pac vers une « Pac de projets ». L’UGPVB regroupe neuf organisations de producteurs (OP) en porcs (10 millions de porcs charcutiers commercialisés), dix en œufs (5,8 milliards d’œufs) et quatre en bovins (146 000 t de viande bovine).