La start-up Meatly a obtenu de la part des autorités sanitaires britanniques l’autorisation de commercialiser sa viande de poulet cultivée en laboratoire à destination des animaux de compagnie, a annoncé l’entreprise dans un communiqué du 10 juillet. Le Royaume-Uni devient ainsi le premier pays d’Europe à approuver la mise sur le marché de viande « in vitro ». La première autorisation en Europe avait été revendiquée en novembre par la start-up tchèque Bene Meat Technologies qui a fait enregistrer les cellules de viande cultivées dans le registre des matières premières pour l’alimentation animale de l’Union européenne. Or, cet acte ne constitue pas une approbation après examen par les autorités sanitaires, explique le directeur de l’Institut Proteus (ex-Agriculture cellulaire France) Nicolas Bureau. « Il n’y a pas d’autorisation à demander pour l’alimentation des animaux de compagnie dans l’Union européenne », précise-t-il. L’autorisation délivrée par les autorités britanniques à Meatly est « la vraie première autorisation en Europe », ajoute-t-il. Dans une réponse écrite à Agra Presse, l’Efsa confirme que la présence des « cellules cultivées d’origine mammifère » dans le registre européen signifie qu’elles sont, de facto, « autorisées à la commercialisation » pour les animaux de compagnie.
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L’autorité sanitaire européenne précise qu’elle n’a, à l’heure actuelle, pas reçu de demande d’approbation de viande cultivée pour l’alimentation humaine. Trois pays autorisent la production et la vente de viande cultivée : Singapour, Israël et les États-Unis.