Les vignerons bordelais ont formalisé quelque 430 pré-candidatures en vue de céder 4 400 hectares de « terres nues issues de l’arrachage de vignes » à la nouvelle foncière viticole de Gironde, dispositif inédit doté de 20 M€ pour restructurer ce vignoble en crise, ont annoncé le 19 juin les autorités. La préfecture de Gironde et la région Nouvelle-Aquitaine ont salué dans un communiqué le « réel succès » de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) de la « Foncière d’avenir ». « Les raisons principales de l’inscription à l’AMI sont le départ à la retraite, la réduction d’activité et la cessation d’activité hors départ à la retraite », selon le communiqué. En revanche, l’initiateur du projet Dominique Techer est bien plus mesuré. « C’est mitigé, il n’y a pas une claire conscience de la gravité de la situation. Toutes les institutions n’ont pas osé s’engager franchement », a-t-il réagi auprès de l’AFP. Le faible nombre de candidatures est « en décalage par rapport à la situation économique », relève-t-il, même s’il concède que ces ventes seront « des bouées de sauvetage » pour certains viticulteurs. La « Foncière d’avenir » doit soutenir les prix des terres, donner de l’air aux viticulteurs et favoriser la diversification du territoire girondin, trop centré sur la vigne. Un comité de pilotage de la foncière est programmé le 7 juillet.
AFP