Le plafond de 1 % de plantations nouvelles de vignes est sous pression au niveau national cette année, a indiqué FranceAgriMer le 15 novembre, au lendemain de son conseil spécialisé viticole. Le régime d’autorisations de plantations européen, en vigueur depuis le 1er janvier 2016, plafonne les plantations nouvelles à 1 % du vignoble de chaque État membre. En France, les plantations nouvelles ne peuvent dépasser 8 109 hectares cette année.
Or, les demandes de plantations, à déposer avant le 31 juillet 2019, semblent parties pour dépasser de 500 hectares ce plafond. Si, depuis 2016, les bassins viticoles géraient leur potentiel de surfaces « en bons pères de famille », une demande de surfaces imprévue sous le jeune régime d’autorisations de plantations est apparue cette année, obligeant la filière viticole à trouver un moyen de répartition des surfaces à attribuer. Une nouvelle mécanique de répartition des nouvelles surfaces est attendue pour le 1er mars, date à laquelle chaque État membre doit remettre à Bruxelles son arrêté de gestion du potentiel viticole.
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Ce bond des demandes de plantations, qui a été l’occasion d’un débat animé parmi les professionnels au conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer le 14 novembre, est imputable au bassin de Cognac, a relaté l’établissement. Le bassin de Cognac demande 3 500 hectares d’autorisations de vignes nouvelles en AOC et aucune limitation pour les vignes de vin sans indication géographique (IG). Les observateurs se demandent quels peuvent être les projets de vignes sans IG dans le bassin de Cognac.
Les observateurs se demandent quels peuvent être les projets de vignes sans IG dans le bassin de Cognac