Après avoir calculé les émissions de CO2 de la filière à travers un bilan carbone en 2008, le vignoble bordelais se fixe pour objectif une réduction de 15 000 tonnes équivalent carbone (equC) d’ici 2020, sur un peu plus de 200 000 tonnes. Les actions porteront prioritairement sur les matériaux entrants (43% des émissions totales), le transport du vin (18% des émissions) et les énergies (15% des émissions).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Pour ce qui est des matériaux entrants, l’effort portera sur les bouteilles (allègement, recyclage et alternatives au verre), sur le carton (moins de matière, économie sur les impressions…) et sur les produits phytosanitaires et œnologiques (stimulation des défenses de la vigne, modélisation des maladies, plan de réduction de 50% des pesticides dans le cadre du Grenelle…). Pour les énergies, soit 30 000 tonnes equC, qui incluent fuel, gaz et électricité, plusieurs stratégies seront développées : éco-conduite de tracteurs d’une part (réglages, entretien…) et utilisation d’énergies renouvellables d’autre part (solaire, photovoltaïque et éolienne). Enfin, un autre poste important est la valorisation des sarments (2 tonnes par an en moyenne). L’objectif, d’ici 2020 est de réaliser une économie de 10 000 t équC en utilisant les sarments, jusque-là brûlés ou broyés dans les vignes, pour le chauffage des chais, bureaux et habitations.