Un dépassement exceptionnel des plafonds de rendement en vins d’appellation a été validé le 8 septembre par l’Inao, a-t-on appris auprès de l’établissement public, cette mesure concernant « particulièrement la Champagne et une partie de la Bourgogne ». L’idée est de « profiter d’une belle récolte 2022 », comme c’est le cas « particulièrement en Champagne et une partie de la Bourgogne », pour « reconstituer au plus vite les réserves entamées en 2021 », explique Christian Paly, président du comité national des vins AOC. Tel est l’objet du projet de décret voté le 8 septembre, qui prévoit une dérogation au code rural pour dépasser le rendement butoir cette année.
Plusieurs conditions sont fixées. L’appellation doit avoir subi en 2021 une sévère baisse de récolte (-20 % minimum par rapport à la moyenne sur cinq ans), constatée par un arrêté de calamité agricole. Perte s’étant traduite par une forte diminution du stock (-35 % minimum), constitué en application de la mesure de régulation de marché ou du VCI, volume complémentaire individuel. Le dépassement de rendement butoir en 2022 (dans la limite de 7 % ou de 5 hl/ha) doit uniquement servir à alimenter les réserves. Enfin, la mesure s’accompagne d’un renforcement des contrôles qualitatifs. Les vignobles de Champagne et (en partie) de Bourgogne ont formulé une demande pour en bénéficier, d’après Christian Paly, précisant que la Savoie l’aurait retirée.
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L’Inao informe que le décret sera « prochainement publié ». Dès lors, les appellations pourront réclamer une hausse de leur rendement butoir. Leurs demandes seront étudiées lors du prochain comité national des vins AOC, le 30 novembre. Un arrêté précisera ensuite les noms des appellations pouvant bénéficier de cette hausse exceptionnelle du rendement butoir.