La filière des vins et spiritueux ne doit avoir « aucun doute sur la volonté du gouvernement de régler » la question des taxes états-uniennes d’une manière « définitive », a indiqué le Premier ministre Jean Castex, concluant la réunion qu’il a eue avec les représentants de la filière le 15 février, en présence des ministres Julien Denormandie (Agriculture) et Franck Riester (Commerce extérieur). C’est ce que rapporte un communiqué signé par la FEVS (exportateurs), l’UMVin (négociants), l’AGPV (viticulteurs) et le Cniv (interprofessions), publié à l’issue de cette entrevue. Jean Castex a insisté sur la nécessité de trouver un engagement plus fort de la Commission européenne sur un mécanisme de compensation. Au niveau français, il a affirmé être prêt à des avancées budgétaires. Il a notamment souligné que la filière cumule les difficultés, d’abord avec les sanctions américaines depuis octobre 2019, puis avec la crise sanitaire ces derniers mois.
Au-delà de l’écoute attentive du Premier ministre et des engagements qu’il a pris, la filière des vins et spiritueux « attend désormais la concrétisation de ces annonces ». Elle souhaite des mesures « directement perceptibles par les exportateurs affectés par ces sanctions américaines », commente le communiqué.
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Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer, et César Giron, président de la FEVS, ont insisté sur la nécessité de parvenir à un moratoire sur les sanctions actuellement en place, afin de permettre la résolution définitive de ce conflit. Ils ont « insisté avec force » auprès du Premier ministre sur « l’indispensable implication de la France auprès de la Commission ». Ils militent « pour qu’un contact soit rapidement noué entre la présidente de la Commission, et le président des États-Unis, afin d’établir cette suspension bilatérale des sanctions ».