Le moratoire de deux mois que la diplomatie française a obtenu fin octobre de Moscou sur l’application des nouvelles règles russes a pris fin le 31 décembre. On se souvient qu’une loi russe promulguée le 2 juillet oblige les vins de Champagne à renoncer au terme « shampanskoe », traduction du nom « champagne » en russe, et à se présenter sous le terme « vins mousseux » en caractères cyrilliques sur la contre-étiquette. Deux jours après, la maison Moët Hennessy avait annoncé son intention de respecter la nouvelle législation en vigueur, en procédant à des ajustements sur ses étiquettes dès que possible. Résignés à respecter les exigences russes, les Champenois ne désespèrent pas d’obtenir, malgré vingt ans de discussions avec les autorités russes, le droit exclusif à l’usage du nom « champagne » sur le territoire russe. L’appellation « n’est pas protégée en Russie comme elle l’est dans plus de 120 pays », rappelle le Comité champagne, l’interprofession.
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