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En direct de Bruxelles Vin : haro sur l’arrachage

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L’arrachage intensif proposé par la Commission européenne pour sortir le secteur vitivinicole de la crise a été la cible des attaques de tous les pays producteurs de vins de l’UE, le 18 juillet, à l’occasion du premier tour de table ministériel sur la réforme de l’organisation commune de marché. Bruxelles voit dans cette mesure le remède à tous les maux d’un secteur frappé par la surproduction et la vive concurrence des vins du Nouveau monde. Les pays producteurs pensent, au contraire, que ce plan risque d’offrir à bon compte de nouveaux marchés aux vins chiliens, argentins, sud-africains ou américains. Ils redoutent plus encore la destruction de vignes de qualité si les bulldozers, pilotés de Bruxelles, ne sont pas maniés avec précaution. Faute de cibler précisément les vignobles à éliminer, l’arrachage risque de provoquer la disparition d’exploitations rentables. En effet, certains propriétaires pourraient être tentés par une mise à la retraite confortable et anticipée plutôt que de relever le défi de la qualité. La nécessité d’un programme d’arrachage n’est certes pas contestée. Mais les ministres réclament une mesure plus étalée dans le temps et qui ne soit pas le pilier de la réforme du vin, comme le prévoit le projet de Bruxelles. Pas question pour les pays producteurs d’accepter que l’arrachage soit le seul horizon offert à la viticulture européenne. Et ce même malgré l’enveloppe confortable – 2,4 milliards d’euros – prévue par la Commission pour donner à cette cure d’amaigrissement un air de plan social généreux.

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