« Après cette campagne éreintante, si quelque chose va bien dans le champagne, c’est le commerce », a indiqué Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV), résumant l’année 2021, lors d’une rencontre avec la presse le 7 octobre. La commercialisation du champagne retrouve des niveaux d’expédition normaux, dépassant le niveau de 2019, référence représentative car ne tenant pas compte de la parenthèse sanitaire.
Les expéditions de janvier à août ont progressé de 5,6 % par rapport à la même période de 2019 (ce qui correspond à une reprise de 41,3 % par rapport à 2020). Si le marché français est le maillon faible (-2,4 %) en raison de la réouverture très progressive des lieux de consommation, l’exportation affiche une hausse de 11,9 %, tirée principalement par les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni, malgré le Brexit, a précisé le président du SGV. Concernant le marché russe, « nous n’avons pas de craintes sur le commerce », car « c’est un marché de spécialistes et de valeur », a-t-il ajouté. Les craintes demeurent en revanche sur la position du gouvernement russe à propos de la reconnaissance des appellations, a évoqué Maxime Toubart, ajoutant que ce dossier politique « n’avance pas fort ».
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Le SGV a annoncé par ailleurs son projet de contribuer à la mise au point de nouvelles variétés de vigne, résistantes au mildiou et à l’oïdium, adaptées au vignoble champenois, à partir d’un cépage très utilisé au Moyen Âge, le gouais. Ce cépage est réputé pour avoir été à l’origine de nombreuses variétés françaises et pour son rôle déterminant comme source de diversification variétale. En attendant, le vignoble a décidé en juillet d’introduire sur son sol le Voltis, issu de la sélection de l’Inrae, et résistant au mildiou et à l’oïdium.